10 septembre
« Pour certains, les conséquences négatives des comportements sexuels addictifs peuvent devenir une motivation pour changer. »
Les Dépendants sexuels anonymes et les dépendants lesbiennes/gays/bisexuels/transgenres, page 6
Lorsque j’ai contacté les DSA pour la première fois, j’étais plein de peur. Comme beaucoup d’autres, j’avais peur d’être jugé ou condamné par les participants à la réunion. J’avais peur que mes amis et ma famille découvrent que j’avais un problème. J’avais particulièrement peur de voir une connaissance à la réunion. De plus, bon nombre de mes actions étaient illégales et je craignais que quelqu’un ne rompe mon anonymat et ne me dénonce à la police. D’un autre côté, l’idée de maintenir le statu quo de ma dépendance était également devenue terrifiante.
J’avais l’impression d’être tiré entre deux pôles de peur. Au pôle Nord se trouve ma dépendance avec ses peurs : l’arrestation, la maladie, la perte de ceux que j’aime, et la misère et la honte sans fin. Au pôle sud se trouvent les peurs du rétablissement : être jugé, perdre mes amis et ma famille lorsqu’ils apprennent mon problème, être vulnérable et faire face à moi-même.
Le moment est venu où j’ai dû peser les deux pôles et décider lequel je craignais le plus : ma dépendance ou mon rétablissement. Le rétablissement peut être effrayant et le voyage est souvent douloureux, mais contrairement à la dépendance, le chemin du rétablissement offre lumière, espoir et sérénité — une vraie vie. Là, je peux devenir une vraie personne dans le monde réel.

Puisque je dois affronter mes peurs, je choisirai le chemin avec espoir.